Blog de la cneea

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lundi 6 février 2017

IL FAUT ENFIN ALIGNER LES STATUTS DES PROFESSEURS DES ÉCOLES TERRITORIALES SUR CEUX DES ÉCOLES NATIONALES !

Cet étrange arrangement pour éviter l’alignement des professeurs des écoles dites territoriales sur les écoles nationales nous trouble !

On ne voit fuser à l’horizon qu’une seule demande après avoir exigé que la réfonte statutaire des professeurs des écoles nationales soit gelée – il faudrait maintenant que la réforme qui, logiquement, doit réviser le statut des professeurs des écoles territoriales se fasse inégalitairement.

Certains tiennent des discours de bon père de famille sur la gestion financière des écoles qui serait mise à mal par une telle réforme. Nous n’avons aucune précision sur leur calcul et il n’est pas question de transiger sur les principes émis par le rapport de 2015 issu de l’article 85 de la loi sur l’Enseignement Supérieur Recherche de juillet 2013 qui pose la nécessité de l’alignement.

Certes, toute réforme a un coût mais son évaluation a déjà été partiellement effectuée lors du rapport remis par le gouvernement au Parlement en avril 2015 et il s’agit simplement de l’actualiser sans pour autant entrer dans des procédures longues; le rapport en mesure aussi les impacts législatifs.

Une autre part du coût sera intégrée au cadre du PPCR ( protocole de réévaluation des carrières et des rémunérations ) qui concernera la fonction publique territoriale de toute façon. Le conseil des ministres du 25 mai 2016 portant sur la reconnaissance de l’engagement des fonctionnaires et la rénovation de la fonction publique indique que dans le cadre du PPCR, des mesures de reconnaissance spécifique à certains métiers seront mises en place et souligne l’unité de la fonction publique.

A la suite d’une réunion avec le ministère le 2 février, le lendemain donc du CTM (Commission Technique Ministérielle), Delphine Fournier, Philippe Belin et Karine Duquesnoy nous ont donné globalement la teneur de la réforme statutaire des professeurs des nationales :

• Ils obtiennent la réévaluation selon la grille des professeurs agrégés revalorisés par le PPCR et deux niveaux de Hors échelle HEA et HEB fin de carrière à 4900 € .

• Leur statut intègre des missions spécifiques : suivi de mémoire, transformation des cours en cours magistraux, intégration de missions de recherche (cf. le décret publié dans le bulletin de janvier 2017 par la CNEEA).

• l’instauration d’une commission d’évaluation pour les recrutements et le déroulé de carrière.

Personne pour le moment ne rend public les textes des arrêtés et décrets de cette refonte-réforme statutaire !

En l’état, la grille indiciaire des professeurs des territoriales ne correspond même plus à celle des certifiés de l’éducation nationale, modifiée par le PPCR dans l’éducation nationale, qui ont désormais la possibilité d’accéder à la Hors échelle A (fin de carrière à 45OO € ).

Le rapport issu de l’art. 85 de la loi ESR est le seul texte qui acte l’équivalence de missions et fonctions des professeurs des écoles territoriales et nationales. Il établit donc l’égalité de traitement statutaire et salariale des professeurs d’écoles supérieures d’art. Son application a sans cesse été retardée ; il est temps que les principes d’égalité et d’alignement qu’il contient soient mis en œuvre !

C’est à cela qu’il faut travailler rapidement au risque que les échéances électorales à venir, les demandes perpétuelles de l’ANDEA d’études préliminaires ne bloquent à nouveau pour des années l’évolution statutaire des professeurs des écoles territoriales.

Poser l’alignement, c’est également poser la question du statut des écoles en terme d’établissement d’enseignement supérieur car si les professeurs des écoles nationales voient leur statut avancer, c’est bien que leurs établissements sont reconnus comme des établissements d’enseignement supérieur à part entière.

Pour la CNEÉA l’alignement est indispensable, légitime et possible.

Nous sommes rationnels et raisonnables, nous ne demandons que ce qui nous est dû au regard des missions et fonctions exercées.

La CNEÉA, dans cette cacophonie, continue à travailler avec les interlocuteurs concernés sur la base d’un principe d’alignement et d’équivalence des missions.

POUR LIRE LE COMMUNIQUÉ TÉLÉCHARGER L'ANNEXE CI DESSOUS le fichier pdf EN ANNEXE peut selon certains navigateurs s'afficher incomplètement- nous vous conseillons de le télécharger pour le lire correctement …

jeudi 30 juin 2016

LES TEMPS SOMBRES

Alors que certains organes de presse victimisent la situation de quatre directeurs les dédouanant d’office de leur responsabilité dans la situation des écoles qu’ils sont censés dirigés ( "des directeurs d’école d’art de plus en plus chahutés"- le Journal des Arts de juillet 2016) , alors que certaines personnes s’essayent à de petits jeux politiques carriéristes par le biais de tribune en séparant l’art de la culture, en entamant une querelle d’argent avec le spectacle vivant et libéralisant l’enseignement des écoles d’art sous le couvert de la créativité et de l’innovation (l'appel du pied au MEDEF est évident).

Peu s’inquiètent de rendre hommage à ces écoles qui ferment, à ces personnels dont l’avenir est incertain.

Le 30 juin 2011 l’école de Rueil Malmaison fermait ses portes après dix ans d’existence. (https://blogs.mediapart.fr/lilianeviala/blog/200611/fermeture-de-lecole-superieure-darts-de-rueil-malmaison)

Le 30 juin 2016 l’école de Perpignan ferme ses portes créant un vide dans la région.

Les derniers étudiants viennent de passer leur diplôme et il faut rendre hommage à leur volonté de poursuivre un cursus dans un établissement voué à la fermeture. Les personnels contractuels ont fait très rapidement les frais d’une incurie politique ; les titulaires sont dans l’incertitude quant à leur devenir.

Les postes ouverts le sont souvent avec une apparence de publicité et devrait permettre la candidature en interne, ce n’est souvent pas le cas.

Le reclassement des personnels de Perpignan n’est pas encore connu, il sera certainement négocié au cas par cas en tenant peu compte du statut de Professeur d’Enseignement Artistique.

La fonction publique territoriale s’ouvre à des pratiques inédites de reclassement et les écoles d’art, pour certains lieux de créativité et d’innovation libérale, en font les frais depuis le passage à l’EPCC et les gestions confuses de certains directeurs.

La CNEÉA aujourd’hui, sur sa page facebook , souhaite rendre hommage à ces écoles qui ont dû fermer, à ces écoles en crise dont le dénouement a été volontairement dans le temps des vacances d’été.

Elle souhaite rendre hommage aux personnels et aux étudiants de ces établissements.

mercredi 25 mai 2016

CRISE DES ÉCOLES D'ART & MESSAGE AU PARLEMENT 25 MAI 2016

La situation des écoles d’art (au moins pour les écoles dites territoriales) devient extrêmement grave !

La loi sur la création et les discussions parlementaires actuelles le prouvent est inopérante - elle est juste l’expression d’un fantasme idéologique de certains sur les écoles supérieures d’art. Si le processus se poursuit les écoles seront bientôt moins nombreuses (contrevenant au principe d’égalité territoriale et aux missions d’éducation), elles ne seront plus que de gros « équipements culturels sans mission d’enseignement, de formation et de recherche.

La crise touche à des degrés divers un certain nombre d’établissements: Angoulême, Tourcoing-Dunkerque, Avignon, Bordeaux. une école ferme déjà ses portes : l’école de Perpignan d’autres sembleraient remises en cause sous prétexte de la taille critique de l’établissement.

La CNEÉA a déjà formulé depuis quelques années un certain nombre de propositions: intégration à l’enseignement supérieur sans perdre les caractéristiques des établissements, changement ou évolution du statut des établissements neutralisation de l’intervention des politiques dans les CA, refonte de la nomination des directeurs, neutralisation des budgets et passage à des budgets pluriannuels…

Le lobbying de certains bloque l’évolution des écoles au nom d’intérêts individuels et corporatistes.

Toutes les réformes appliquées dans les écoles (LMD, DNA, Masterisation) nous conduisent vers l’enseignement supérieur et nous n’aurions pas le statut d’établissement d’enseignement supérieur, la collégialité offert par le CNESER, l’inscription de nos spécificités dans le cadre des sections CNU… il y a là quelque chose d’étrange !

Le Ministère de la Culture suit une ligne d’orientation politique très claire: il privilégie les écoles nationales pour affaiblir (voire les faire disparaître) pour produire une concentration des établissements. Les politiques locaux face à cet abandon en sont réduits à des expédients ne correspondant pas aux missions des écoles.

Vous trouverez ci-joint le courrier que nous avons adressé aux deux chambres du Parlement lors de la session de discussion au Sénat sur le projet de loi dite de liberté de création.

Nous souhaitons la voir diffuser le plus largement possible.

Message au Parlement mai 2016 le fichier pdf peut selon certains navigateurs s'afficher incomplètement- nous vous conseillons de le télécharger pour le lire correctement …

dimanche 10 avril 2016

VOILÀ, VOILÀ QUE ÇA RECOMMENCE… Communiqué CNEEA 9 avril 2016

VOILÀ, VOILÀ QUE ÇA RECOMMENCE…

Périodiquement les écoles dites supérieures d’art sont placées volontairement en situation de crise.

Comme si jamais ne pouvait être intégrée cette position fort simple :

Toute école, tout établissement d’enseignement a besoin de liberté et d’autonomie.

Tout d’abord pour développer les formes pédagogiques propres aux formes de production, de création qui se déploient dans nos écoles,

Ensuite pour asseoir la pérennité des écoles – car les écoles ont un tempo propre qui ne correspond pas à celui des politiques, des financeurs et des administratifs. Nos écoles ont appris à faire varier des temps d’enseignement, de recherche et de production-création en articulant des espaces-temps spécifiques : le cours, l’atelier, le workshop, le séminaire, le laboratoire de recherche.

C’est tout cela entre autres choses qui est mis à mal (…)

Suite communiqué CNEEA 9 avril 2016

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jeudi 17 mars 2016

LES ÉCOLES D’ART VONT-ELLES DEVENIR DES FORTERESSES DE L’EXCEPTION ? Communiqué CNEEA 17 mars 2016

Au moment où les candidats au concours d’entrée dans les écoles d’art et de design (prétendues « supérieures » pour effet d’affichage) s’inscrivent pour passer les épreuves, la CNEÉA s’étonne de l’offensive médiatique destinée à produire un imaginaire trouble des écoles et de leur statut.

L’objectif serait-il ainsi de faire pression sur la discussion du projet de loi Liberté de création, l’architecture et le patrimoine qui va se dérouler à partir du lundi 21 mars ?

Les candidats, les étudiants se rendent-ils compte du processus de dévaluation et de séparation des diplômes entre les écoles nationales et les écoles territoriales faute de tutelles communes ? (…)

+ communiqués syndicats CGT EESAB / FO CDD-ESADSE 17 mars 2016

suite Communiqué CNEEA 17 mars 2016

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lundi 29 février 2016

SUR LA LOI DE CRÉATION…

Vous trouverez ci-joint le communiqué de la Coordination nationale des enseignants d’écoles d’art (CNEEA).

Il porte sur la loi de création dont nous avons constaté les avancées pour construire en collaboration Ministère de la culture, Ministère de l’enseignement supérieur et collectivités territoriales un véritable enseignement supérieur de l’art et d design.

C’est un pas important et il ne faut pas qu’il soit remis en cause par une fausse instance mettant à mal les principes généraux du code de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

L’instance proposée par l’ANDEA devra toujours à la fin des fins rendre compte au Ministère de l’enseignement supérieur - pourquoi ne pas prendre acte de la situation et engager les écoles et les professeurs directement dans le CNESER sinon pour défendre quelques privilèges.

Il faut être vigilant et lire attentivement le communiqué de l’ANDEA - il met à mal entre autres choses le statut de professeur en écoles d’art et de design (se prépare si le CNESERAC est mis en place une préconisation et un contractualisation à durée déterminée des professeurs) ; il met à mal également les missions d’enseignement et de formation qui sont pourtant inscrites dans tous les statuts d’EPCC, enfin il relègue les écoles dans un isolement dangereux et les amènera à déléguer sans cesse la possibilité de créer des diplômes de 3e cycle à des partenaires reconnus, eux, par les instances de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Est-ce d’écoles d’art et de design au rabais dont nous avons besoin?

le fichier pdf peut selon certains navigateurs s'afficher incomplètement- nous vous conseillons de le télécharger pour le lire correctement … COMMUNIQUÉ DE LA CNEÉA 29 FÉVRIER 2016

vendredi 18 décembre 2015

Communiqué du collectif enseignant de l’école supérieure d’arts et médias de Caen/Cherbourg, le 16 décembre 2015

La CNEÉA a déjà évoqué la situation de l’Ecole Supérieure d’arts et Médias de Caen/Cherbourg. Fin mars 2015, les enseignants nous avaient signalé les dysfonctionnements dans la gouvernance de l’établissement. Aujourd’hui ces dysfonctionnements nuisent à la constitution du dossier pour l’évaluation HCERES des diplômes. Aucun cas ne semble avoir été fait du rapport d’inspection signalant ces dysfonctionnements. La CNEÉA vous relaye donc le communiqué du collectif des enseignants.

le fichier pdf peut selon certains navigateurs s'afficher incomplètement- nous vous conseillons de le télécharger pour le lire correctement … communiqué du 17 décembre 2015

jeudi 17 décembre 2015

À PROPOS DU COMMUNIQUÉ DE L’ANDÉA SUR LES ÉLECTIONS RÉGIONALES

La CNEÉA se réjouirait de la prise de position de l’association des directeurs si… Il était temps, au regard de la situation politique, que cet atermoiement prenne fin – à moins que ce ne soit une stratégie de communication : être le dernier à se prononcer. Il est dommage cependant qu’elle le fasse au titre des écoles engageant à la fois les structures et leurs personnels qu’elle ne représente pas.

Cette position met en danger les établissements quelle que soit l’issue du second tour.

( suite… )

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samedi 14 novembre 2015

communiqué 13 novembre 2015

La Coordination nationale des enseignants des écoles d’art condamne les massacres perpétrés à Paris et manifeste tout son soutien aux familles et aux proches des victimes.

lundi 6 juillet 2015

NOMMER UN(E) DIRECTEUR-TRICE ? communiqué CNEÉA 5 juillet 2015

Pour la Coordination Nationale des Enseignants et des Ecoles d’art (CNEÉA) fondée en 1991, l’éviction du directeur de l’École nationale des Beaux Arts de Paris ne relève pas d’une procédure digne d’un établissement d’enseignement supérieur.

Elle est cependant révélatrice des dysfonctionnements manifestes des écoles supérieures d’art souvent constituées en établissement public (EPA ou EPCC) où le conseil d’administration composé majoritairement des politiques décide en dehors des règles de concertation, de collégialité et de paritarisme de l’enseignement supérieur.

Cet évènement ne doit donc pas cacher la situation générale des écoles.

le fichier pdf peut selon certains navigateurs s'afficher incomplètement- nous vous conseillons de le télécharger pour le lire correctement … suite http://blog.cneea.fr/public/000COMUNIQUE/cneea-c-07-2015.pdf

mercredi 27 mai 2015

QUI SAUVERA L’ÉCOLE D’ART DE PERPIGNAN ?

communiqué CNEEA 26 mai 2015

QUI SAUVERA L’ÉCOLE D’ART DE PERPIGNAN ?

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http://blog.cneea.fr/public/000COMUNIQUE/CNEEA-26-5-15.pdf

mercredi 13 mai 2015

DES NOUVELLES DES ÉCOLES -communiqué CNEEA 4 mai 2015

communiqué CNEEA 4 mai 2015

DES NOUVELLES DES ÉCOLES ESAM Caen-Cherbourg / ESAD Saint-Étienne

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http://blog.cneea.fr/public/000COMUNIQUE/CNEEA-04-5-15.pdf

samedi 28 mars 2015

communiqué CNEEA 28 Mars 2015 - Des nouvelles de l'ESAM CAEN-CHERBOURG ! Nouveau Bureau- Rappel objectifs CNEEA

Ce communiqué reproduit intégralement la lettre du collectif des enseignants de l’ESAM Caen-Cherbourg.
Ce courrier est une bonne description de la situation des écoles : l’écart entre un prétendu statut d’établissement d'enseignement supérieur et la situation réelle des pratiques administratives, l’absence de gouvernance équilibrée, etc.
Le Sénat a déjà demandé que le statut des EPCC soit révisé pour correspondre aux missions d’enseignement supérieur. Il ne semble pas avoir été entendu.

Il est important que de telles situations conceptualisées nous parviennent pour que nous puissions les diffuser et établir un positionnement collectif et commun.

Certains directeurs d’EPCC et de directeurs des études essaient de revoir les charges de travail et les missions prétextant notre statut de fonctionnaire territoriale allant ainsi à contre courant de la nécessité de reconnaître les missions d’enseignement supérieur qui sont impliqués par la mastérisation et les évaluations AERES.

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http://blog.cneea.fr/public/000COMUNIQUE/CNEEA-28-3-15.pdf

lundi 23 mars 2015

Communiqué de la CNEEA 22 MARS 2015 - L’INQUIÉTUDE MONTE DANS LES ÉCOLES SUPÉRIEURES D’ART !

Un nouveau bureau de la CNEEA a été élu le 7 mars. Nous vous en présenterons la structuration et les horizons dans le prochain bulletin de la CNEEA, en cours de rédaction, qui comportera une présentation des positions sur la loi de création, la loi NOTRe réorganisant le territoire national et les compétences (création de métropoles à statut différent, nouvelles régions et redistribution des compétences...) .
Une inquiétude légitime s’installe dans les écoles supérieures d’art et de design. Depuis des années, les personnels des écoles ont participé à l’évolution des établissements vers le supérieur en espérant voir leurs conditions statutaires évoluer. ''(… suite dans le communiqué)"

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http://blog.cneea.fr/public/000COMUNIQUE/CNEEA-22-3-15-1.pdf

lundi 22 décembre 2014

Communiqué de la CNEEA sur la situation actuelle des écoles supérieures d’art - L’école supérieure d’art du Nord Pas de Calais/ Dunkerque-Tourcoing

Cher-e-s collègues Les annonces ne cessent d’arriver sur la situation des écoles supérieures d’art et de design. Nous en ferons le point dès janvier pour évaluer la situation avec vous et redire les positions de la CNEEA. Il faut être attentif aux annonces - elles semblent concerner des problèmes disjoints mails il est évident maintenant que l’EPCC doit être transformé pour lui garantir une protection contre les envies politiques de manipulation et de manigances. COMMUNIQUE__22_DECEMBRE_2014_.pdfNord_Eclair_18_decembre_2014.pdf

vendredi 19 décembre 2014

LE CAS D'ÉCOLE EUROPÉENNE SUPÉRIEURE D'ART DE BRETAGNE

Communiqué du 19 décembre 2014 sur la situation actuelle des écoles supérieures d’art

Après Bordeaux, Bourges, Marseille, Perpignan, un nouvel exemple de l’incohérence statutaire des écoles supérieures d’art à l’EESAB -Ecole européenne supérieure d’art de Bretagne Nous avons appris la mise à l’écart du directeur général de l’EESAB, Philippe Hardy. Les motifs n’en ont actuellement pas été rendus publics. Si nous n’avons pas à nous prononcer en l’état sur les motifs, force est de constater l’irrégularité de la prise de décision. Elle est prise en dehors des instances de l’établissement. Le conseil d’administration a été mis devant le fait accompli. La procédure manifeste un mépris des statuts des EPCC, leur garantissant autonomie de fonctionnement via les instances de gouvernance (Conseil d’administration, Conseil des études, Conseil de la recherche, Comité technique paritaire...). Les décisions dans un EPCC se prennent au sein du conseil d’administration. Il ne peut pas être voué à simplement enregistrer des décisions prises ailleurs. La CNEEA a reçu cette information qui confirme l’analyse partagée sur les dysfonctionnements évidents des EPCC. Les modes de gouvernance sont de moins en moins respectés et l’ingérence des collectivités territoriales se fait de plus en plus pressantes. Il est donc temps de réévaluer le statut des EPCC inadéquat pour les établissements d’enseignement supérieur. Les conseils d’administration où les personnels sont sous-représentés (contrairement à la logique propre aux établissements d’enseignement supérieur) ont tendance à devenir des caissons d’enregistrement de décisions prises en dehors de la structure et de ses règles; il ne faudrait pas non plus qu’ils ne deviennent que des caisses enregistreuses. Nous attendons du ministère de la Culture et de la Communication qu’il joue son rôle de tutelle dans ces affaires.

Voici le communiqué d’Alain Bourges, secrétaire général de la CGT-EESAB Chers collègues, Nous venons d’apprendre que Philippe Hardy a été démis de ses fonctions par la réunion des personnes publiques (collectivités). Il ne sera donc plus directeur dans de brefs délais mais sera chargé d’une mission (à définir) jusqu’à la fin de son contrat (juin 2016). La CGT-EESAB ne s’est jamais privée de critiquer la direction générale de l’EESAB, conformément au rôle dévolu aux syndicats dans un établissement public. Néanmoins, quels que soient les motifs de cette éviction, justifiés ou non, nous nous élevons contre une procédure qui a mis le Conseil d’Administration à l’écart d’une décision qui lui revenait. Pour rappel, le Conseil d’Administration est composé majoritairement des collectivités et minoritairement des représentants des personnels (tirés au sort par absence de candidats), des représentants des étudiants et de deux personnalités qualifiées. Or les collectivités se sont réunies le matin avant le Conseil d’Administration, ont procédé à l’éviction du Directeur Général, puis ont tenu le Conseil d’Administration sans qu’il ne soit prononcé un seul mot sur ce qui s’était passé quelques heures plus tôt. Les représentants des personnels et des étudiants ont donc été sciemment tenus à l’écart. Une nouvelle fois, les procédures ont été bafouées dans leur esprit. Ce mode de gouvernance est inacceptable. Nous ferons part de notre protestation aux élus des villes ainsi qu’aux représentants de la Région et de l’Etat. Nous envisageons les recours possibles. Nous appelons les représentants du personnel et des étudiants à démissionner du Conseil d’Administration.

jeudi 11 décembre 2014

communiqué CNEEA du 10 décembre 2014 - Situation de la Haute École d'Art de Perpignan

La CNEEA a déjà souligné la situation critique des écoles supérieures d’art en France face à certaines décisions politiques. Le passage en Etablissement Public à Caractère Culturel (EPCC) ne garantit aucunement l’autonomie des écoles tant au point de vue financier qu’au point de vue politique.

Les décisions arbitraires prises à Perpignan signalent une modification des positions politiques et économiques à l’égard des établissements d’enseignement supérieur.

La CNEEA considère la fermeture d’une école, d’un cycle d’enseignement ou d’une option comme un risque commun à toutes les écoles. Les écoles sont en train de payer le passage maladroit à l’EPCC.

Profitant de raisons économiques, les membres des conseils d’administration sont en train de travailler à une reconfiguration et une redistribution des écoles sur les territoires dont l’approche de la nouvelle loi sur les régions ne fera qu’accentuer les méfaits.

L’école de Perpignan est comme toutes les écoles d’art un établissement d’enseignement supérieur qu’il faut sauvegarder avec ses caractéristiques. Le politique n’est pas seul en cause puisque le ministère de la Culture ne paraît pas décidé à prendre position laissant les écoles territoriales aux mains des conseils d’administration dont la constitution ne relève pas des règles de l’enseignement supérieur.

Il faut sauver Perpignan et en sauvant Perpignan réaffirmer la nécessité de construire un vrai statut pour les écoles et leurs personnels.

La CNEEA invite ses membres à signer la pétition de soutien à l'école de Perpignan et souhaite l’établissement d’un véritable statut d’établissement d’enseignement supérieur pour toutes les écoles http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2014N47136

Coordination Nationale des Enseignants et des Écoles d’Art - Adresse pour tout courrier postal CNEEA -K. Mokaddem,109 rue Sébastien Gryphe 69007 LYON contact@cneea.fr